Cuisine: rustique, mais pas trop!!

23/01/2010

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Bonjour,

Je suis en train de rénover une vieille maison en pierres près des Pyrénées et je me lance maintenant dans la cuisine / salle à manger. La pièce est assez grande, et les deux parties (la cuisine et  la salle à manger) seront séparées par un îlot central pour pouvoir y prendre le petit déjeuner, faire les devoirs (pour mes enfants…). Il y a deux fenêtres, une côté cuisine, l’autre côté salle à manger (une porte fenêtre donnant sur le jardin). Le sol de toute la pièce est un carrelage imitant à s’y tromper le parquet de bouleau, très clair.

J’ai déjà des meubles pour la salle à manger: une vieille armoire bretonne, en bois de merisier, qui me vient de mon arrière-grand-mère, et une commode assortie, que j’utiliserai pour garder des couverts, des nappes, etc. Au centre, une table rectangulaire en chêne.

Pour la cuisine, tout reste à faire. Je souhaiterais des meubles assez modernes, et qui permettent de conserver la clarté de la pièce, mais en même temps qui soient bien assortis à mes vieux meubles rustiques. D’un autre côté, je ne voudrais pas que ma maison se transforme en la typique maison où tout est rustique, j’apprécie le mariage du style contemporain au style plus campagnard.

Est-ce que vous avez des idées de bois, de mélanges de couleurs (murs, crédences, placards, accessoires…)

Alors merci d’avance de me donner des idées et des suggestions si vous en avez!!!

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Groënland: un détour qui a bouleversé ma vie…

15/12/2009

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J’étais étudiante… j’avais 22 ans… depuis des années, je ne sais pas pourquoi, je rêvais de parcourir deux pays: la Mongolie et le Groënland. Et puis là, par hasard, sous mes yeux, le catalogue d’une association de chantiers de travail volontaire, et la possibilité d’aller passer le mois de juillet à Ammassalik, le plus grand village de la côte est du Groënland, 3000 habitants et 4 voitures.

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Première escale en Islande, à Reykjavik, pour prendre un coucou qui nous amènerait à Kulusuk; premier contact avec les Inuits déjà près à descendre du coucou bien avant que la petite île au milieu des icebergs ne se profile à l’horizon. Je me revois encore dans l’hélicoptère qui nous amenait de Kulusuk à Ammassalik, là, au bout du monde; j’avais la sensation que ma tête n’était pas assez grande pour emmagasiner toutes ces images…

Vue d'ensemble

Vue d'ensemble

kayak parmi les icebergsJe suis restée un mois à Ammassalik. Nous étions huit volontaires, tous européens, et nous avons travaillé dur: nous avons arraché les tuiles du toit de la première église de la côte est (les Danois y ont posé le pied pour la première fois en 1911 seulement) – par la suite cette église a été transformée en musée des traditions inuits; nous avons aménagé une petite maison à trois heures de bateau, au bord du Sermilik, un fjord spectaculaire, car les écoliers d’Ammassalik, qui viennent des villages alentours, ne rentrent chez eux qu’une fois par an et passent donc leurs vacances dans cette petite maison. Nous avons beaucoup marché dans les montagnes alentours, traversé des rivières glacées, nous avons fait du canoë kayak au milieu des icebergs (inoubliable !!)
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Ce qui m’a le plus choqué de ce voyage : la profonde acculturation des Inuits qui, pour la plupart, vivaient des aides du gouvernement danois. Tous les vendredis, il y avait une grande queue à la banque pour percevoir ces allocations, ensuite, une grande queue au petit supermarché local puis finalement, la plupart des habitants du village se retrouvaient sur la petite colline juste en face du supermarché pour boire la bière. Spectacle désolant le vendredi soir : en pleine nuit, les petits enfants en train de jouer dans la rue (il fait jour toute la nuit en juillet) et les adultes – hommes, femmes, jeunes et vieux – vautrés par terre, complètement ivres, parfois endormis au milieu de la rue (pas de danger, vu qu’il n’y a que quatre voitures). Dans la société inuit, l’indice de suicides et de violence domestique est très élevé.

Ce voyage a profondément marqué ma vie : pour tout ce que j’y ai découvert, pour mes émerveillements et mes désillusions, mais aussi parce que c’est là que j’ai fait une rencontre qui m’a amenée, quelques mois plus tard, à quitter mon pays et à venir vivre dans la ville où j’habite encore aujourd’hui. Comme quoi pour aller de Bretagne en Catalogne, il n’est pas inutile de passer par le Groënland…escanear0015

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