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Entre Vienne et Vichy

20/11/2011

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Vu samedi :

– un serveur mal réveillé et maugracieux à l’aéroport. Tête rasée, tête de Jean Genet

– des hôtesses de Niki simples, gentilles, attentives

– un chauffeur de bus très poliment très détestable

– un vendeur de journaux de rue à qui j’ai donné un euro, il ajoutait « la vérité » dans chacune de ses phrases. Je l’ai revu deux heures plus tard : « La vérité personne ne m’a rien donné depuis ce matin. »

– un vieux mec, genre loup de mer, casquette verte, barbe blanche, démarche d’ancien marin. Décalé gare de Lyon, il semblait chercher la mer

– un homme blafard, sans doute sous médicaments, démarche mécanique et regard vide

– trois femmes sublimes

– un serveur à tête d’ancien boxeur qui a chassé rudement des vendeurs de journaux de rue

– un patron de café goguenard

– un petit chihuahua adorable que j’ai caressé. La jeune femme qui le portait dans ses bras m’a donné un beau sourire

– des Noirs en djellabas vertes. C’est déjà ça.

– mon fils aîné qui avait le même T-shirt Joy Division que moi. Nouvelle coupe de cheveux. Energie joyeuse

– une femme qui poussait un charriot lourdement chargé de bagages et qui parlait seule, fort, dans la rue au milieu des voitures. « Non seulement elle fait la pute mais en plus elle a la garde des enfants. »

– un SDF au bout du rouleau. Teint grisâtre, démarche incertaine, regard flou, mains tremblantes

– un homme qui ressemblait à mon ex-beau-frère. Fausse joie

– un « homme-femme » de type Comanche, chevaux très noirs très longs. Cernes sous les yeux maquillés

– une jeune femme blonde au regard étrange, visage asymétrique, qui m’a souri quand j’ai perdu l’équilibre au départ du CDGVAL

– un vieil homme, très grand, au regard plein de suffisance, démarche John Wayne

– une femme en bottes, jean, blonde, qui s’est jetée dans les bras de son mec et a failli le faire tomber

– une silhouette mince qui s’éloigne nonchalamment

– et puis des pigeons, des moineaux, des gens qui courent, qui marchent, qui vont vers leur vie, ou leur absence de vie, des voitures, des bus, des gens qui volent le sucre aux terrasses, du temps qui passe (« une heure c’est trop long ou trop court »), des souvenirs tout neufs et d’autres plus rassis, et un sentiment diffus, entre saudade et plaisir.


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