LE PLUS BEL ENDROIT DU MONDE

Quel est, pour vous, le plus bel endroit du monde? Partagez vos textes, photos et vidéos.


N’importe où

01/12/2009

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Bonjour, les Babelwebiens !

Je viens de vous découvrir et j’ai tout de suite eu envie de partager avec vous mon plus bel endroit du monde. Mais je n’ai pas de photo numérique pour vous le montrer. Peut-être… pourriez-vous m’aider à en trouver une ? Bon, je triche un peu, mais je sais pas si d’autres Babelwebiens ont le même problème que moi pour choisir sa photo, parce que dans mon plus bel endroit du monde…

j’entends le vent doux de Louise Attaque et l’Alegria musicale d’Antònia Font. J’écoute la voix envoûtante de Chris à la radio, à Cicely, Alaska, et la voix souriante de Madelena à Kikongo, en Angola. J’écoute le silence spontanément «bien-venu» de la rando grenobloise et j’entends le ronron du frigo, au fond, chez moi.

Je sens les crêpes de Sophie, version allemand avec Mme. Hebert, à Gergovia, le brie de l’hypermarché et les kebabs du dimanche soir à Clermont. Je sens le saumon du marché à Helsinki et la pomme-cannelle, les matins, à Montpellier. La menthe, au jardin de maman.

Je savoure l’assiette de pâtes au resto de Tübingen am Neckar et la vue depuis la Tour de Freiburg. Je savoure la bière, en bas, un soir d’été, et le vin chaud épicé nordique, en haut, un soir d’hiver. Le couscous du resto de Gérone, les dîners chez Lucía et Carlos, comme ceux des invités par surprise de Delerm, et l’heure du thé vanille, rue St Séverin sous un poster de Modigliani, comme celle de Delerm, Vincent.

Je touche le ciel sur Berlin avec les étoiles de Nick Cave qui tombent et les perles de pluie breliennes. Je touche la nuit non-boréale à quatre heures de l’aprèm, après la sauna, et dehors, pas de froid ! Et la notte d’inverno di un viaggiatore chi cerca il suo « centro di gravità permanente ». Je touche le chapeau du ciel sur la montagne, de VerdCel, et sous les raquettes, aux Pyrénées, la neige, mais pas comme celle du Zanskar himalayen lorsque les enfants croisent le fleuve glacé pour se rendre à l’école.

Je vois los lunes al sol de Vigo, ces petits moments de soleil en hiver quand tout paraît, dehors et dedans, moche. Je vois les cours et les rues de Gérone littéralement fleuries, lorsque le printemps arrive [photos de Maria, Babelweb, Récits de voyages]. Je vois l’arrosage matinal des plantes des pots élevés, près du Château de la duchesse Anne, à côté du panneau du Musée des Beaux Arts nantais. Et les paroles de Jules Verne gravées sur la vitre de la porte du balcon du musée, ouverte à la Loire un dimanche après-midi d’été.

Je regarde les photos des guerres de lui et d’elle, d’elle et de lui, Gerda Taro et Robert Capa, à Barcelone, mais pas celle du film de Woody Allen. [Toujours trop de dormeurs du val, trop de Grodeks]. Je regarde la nuit étoilée au Musée d’Orsay, sous la pluie, à Paris.

« Il pleut des mangues à Paris.
Il pleut des mangues à Nantes.
Il pleut doucement sur la ville. »

Et je vois le Pont-Neuf avec ses amants perdus, retrouvés, réconciliés rarement d’amitié, heureux après l’amour lorsque la lumière du matin entre dans leur espace, et avant, s’il s’agit de liseurs [ou lecteurs ?, Vorleser ], dans l’écume de leurs jours.

Je vois la place Catalogne au printemps, éclairée d’envie de paix, et les couleurs de l’automne auvergnate. Les feuilles du ginkgo biloba de Goethe et mein Tübingen, comme celles des ginkgos bilobas de ma rue, qui l’envahissent maintenant doucement.

J’ajoute aussi vos récits de voyage immobiles, le Karpathos, le Lantang, Dublino, le Paraguay, le Parigi de Giesse : tout à fait d’accord, il treno beaucoup plus calme et plus relié à l’idée de voyage, pour moi. Et j’ajoute aussi bien sûr, gli posti più belli del mondo ! Encore des voyages, apparemment immobiles, dans l’espace et le temps, comme le moment d’enfance : tout à fait d’accord aussi avec Cecilia. Ce sont nos sensations, nos impressions et nos émotions qui décident nos meilleurs endroits du monde avec la/les personne(s) et/ou soi-même, qui en font partie intrinsèque aussi parce que…

l’impression que nous laisse une ville est en fait celle que nous a laissée quelqu’un et tous les endroits où je suis allé font partie de ma vie, Wang Yipei, traduit par Chantal Chen-Andro, dans Le Voyage, 2002, Desclée de Brouwer, Presses artistiques et littéraires de Shangai.

Bonnes routes et bonnes découvertes à Tous !


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